Lyon Tunnel sous Fourvière Aulas

Tunnel sous Fourvière : le projet XXL de Jean-Michel Aulas qui secoue Lyon

Un tunnel de 8 km, un péage, 2 milliards d’euros… et une ville déjà divisée


📌 Sommaire

  1. Une annonce qui relance le débat sur le bouchon de Fourvière
  2. À quoi ressemblerait ce tunnel géant sous Lyon
  3. Qualité de l’air, emplois, circulation : les promesses du camp Aulas
  4. Pourquoi les écologistes montent au créneau
  5. Conclusion : vision d’avenir ou pari risqué pour Lyon ?

Une annonce qui relance le débat sur le bouchon de Fourvière

S’il y a bien un sujet qui met tout Lyon d’accord… ou presque, c’est celui du bouchon de Fourvière. Quotidien, prévisible, parfois interminable, il incarne à lui seul les limites de la circulation dans la métropole.

Et voilà que Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon pour 2026, remet une pièce dans la machine. Aux côtés de Véronique Sarselli, candidate à la Métropole, il dévoile une proposition spectaculaire :
👉 un tunnel routier souterrain de près de 8 kilomètres, destiné à contourner complètement Fourvière.

L’objectif affiché est clair :

  • fluidifier le trafic
  • sortir les voitures du cœur de la ville
  • améliorer la qualité de l’air en surface

Le projet, baptisé “Nouvelle traversée de Fourvière”, n’est pas une petite rustine. On parle ici d’un chantier d’ampleur nationale, pensé sur plus de dix ans, avec une mise en service envisagée autour de 2036–2037.

Autant dire que l’annonce, faite en pleine montée en puissance de la campagne municipale, n’a laissé personne indifférent.

À quoi ressemblerait ce tunnel géant sous Lyon

Concrètement, le tunnel imaginé par le duo Aulas–Sarselli serait entièrement souterrain et relierait :

  • le secteur de Valvert / Tassin côté M6
  • à Saint-Fons, près de la M7 et du périphérique Laurent-Bonnevay

Entre les deux, il passerait sous la colline de Fourvière, la Presqu’île, la Saône et le Rhône. Un véritable serpent de béton enfoui sous Lyon, avec :

  • deux fois deux voies
  • une circulation dans les deux sens
  • des systèmes de ventilation et de captation de pollution

L’idée est de déporter le trafic de transit, aujourd’hui concentré sur l’axe M6/M7 et le tunnel actuel de Fourvière, vers cette nouvelle infrastructure.

Autre point clé :
👉 le tunnel actuel pourrait être transformé, à terme, en espace dédié aux modes doux et aux transports collectifs, à l’image du tunnel de la Croix-Rousse.

Sur le papier, le projet promet donc une reconfiguration complète de l’entrée sud de Lyon, avec des impacts potentiels sur Perrache, la Confluence et les berges.

Qualité de l’air, emplois, circulation : les promesses du camp Aulas

Pour Jean-Michel Aulas, ce tunnel coche plusieurs cases stratégiques.

D’abord, celle de l’économie. Le chantier représenterait :

  • environ 10 ans de travaux
  • jusqu’à 5 000 emplois mobilisés
  • un investissement estimé entre 1,6 et 2 milliards d’euros

Ensuite, celle de la qualité de vie. En enterrant une partie du trafic, le camp Aulas promet :

  • moins de pollution en surface
  • une amélioration de la qualité de l’air
  • des espaces urbains plus apaisés

Le financement reposerait sur un partenariat public-privé, avec la possibilité d’un péage, à l’image du périphérique nord de Lyon. Une hypothèse assumée, même si les modalités restent floues.

Jean-Michel Aulas évoque même une gestion différenciée des usagers, en imaginant que les Lyonnais pourraient être traités différemment des automobilistes de passage. Une idée qui intrigue… autant qu’elle interroge.

Pourquoi les écologistes montent au créneau

Sans surprise, la réaction du camp écologiste ne s’est pas fait attendre. Pour Bruno Bernard et ses soutiens, ce projet est tout simplement :
👉 hors-sol,
👉 inefficace,
👉 financièrement risqué.

Le principal argument avancé est chiffré :
📊 seulement 15 % des véhicules empruntant Fourvière seraient réellement du transit.
Autrement dit, creuser un tunnel pour ces seuls flux ne réglerait pas le problème global des déplacements métropolitains.

Les écologistes dénoncent aussi :

  • une vision jugée “tout-voiture”
  • un risque pour les finances publiques
  • une concurrence directe avec les projets de transports en commun

Certains vont plus loin, estimant qu’un tel investissement pourrait freiner le développement du tramway, du métro ou des infrastructures de proximité, au détriment des habitants du quotidien.

Conclusion : vision d’avenir ou pari risqué pour Lyon ?

Ce projet de tunnel sous Fourvière a au moins un mérite :
👉 il remet le sujet des mobilités au cœur du débat lyonnais.

Entre une métropole plus fluide, plus respirable, et le risque d’un chantier titanesque aux retombées incertaines, la question reste entière.

Faut-il creuser pour régler les embouteillages ?
Ou repenser en profondeur notre rapport à la voiture en ville ?

Une chose est sûre : à un an des élections municipales et métropolitaines, Fourvière devient plus que jamais un symbole politique. Et ce tunnel, réel ou hypothétique, pourrait bien peser lourd dans les urnes.

À Lyon, même sous terre, la bataille des idées fait toujours surface 🚦

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